This page needs a JavaScript Enabled browser.



protected by HTML-Protector.com

Présentation des vitraux de la façade

La façade occidentale

Lorsque l’on pénètre dans la cathédrale par le Portail Royal, il faut se retourner pour admirer les superbes vitraux de la façade occidentale. Une rose du XIIIe siècle surplombe trois splendides verrières du XIIe siècle. Elles sont, avec l’image de « Notre Dame de la Belle Verrière », les plus anciennes de la cathédrale.
Cet ensemble, exécuté vers 1150/1155, est unique. Il éclairait déjà la cathédrale précédente et c’est, de l’avis général, un merveilleux exemple de vitraux romans. Ils ont été préservés de l’incendie de 1194 par un narthex surmonté d’une tribune dont le voûtement en pierre a servi de pare-feu.

L’essentiel du dogme chrétien est résumé dans ce triptyque : les prophètes sont présents, eux qui n’ont cessé d’annoncer la venue d’un Sauveur de la descendance du roi David (dont le nom hébreu signifie « bien aimé »). Le messie que Dieu promet sera « fils de David ».
Dans ces trois verrières, toute l’histoire du Christ est représentée : d’abord sa généalogie, puis le déroulement de sa vie depuis le mystère de sa naissance jusqu’à sa passion et sa résurrection. Il est alors possible de parcourir en images tout le calendrier des grandes fêtes liturgiques de l'Avent, Noël jusqu’à Pâques.
A Chartres, l’Incarnation du Christ est évoquée sur la façade ouest. Dans d’autres cathédrales, on trouve plutôt l’Incarnation et la généalogie du Christ dans la chapelle axiale de l’édifice, chapelle souvent dédiée à Marie et située à l’orient, le côté où le soleil se lève. C’est le cas par exemple à saint-Denis, à Soissons ou à Beauvais.

Ces trois verrières sont magnifiques à toute heure de la journée, mais c’est surtout au soleil couchant que l’on peut admirer la progression des couleurs, allant du bleu de l’Arbre de Jessé jusqu’aux ors du Vitrail de la Passion et de la Résurrection.

Le fameux « bleu de Chartres », un bleu d’azur limpide, un peu turquoise et d’une teinte inoubliable, est dû à l’emploi de l’oxyde de cobalt pur au moment de la fabrication du verre. L’oxyde de cobalt était extrait au XIIe siècle dans les régions un peu lointaines de l’Est de l’Europe actuelle (Schneeberg en Saxe par exemple). On lui préféra au XIIIe siècle l’oxyde de manganèse, oxyde métallique plus facile à trouver dans nos contrées mais aboutissant à un bleu plus sombre tirant sur l’outremer.

En observant l’ensemble, on peut constater que, si les barlotières (fers plats qui assurent le maintien des scènes des vitraux) se coupent à angles droits, le maître verrier a su donner par le dessin des formes qui mettent en valeur des carrés et des cercles, ce qui est important dans l’interprétation symbolique de ces verrières.

Retour