Historique de Notre-Dame de Sous-Terre

La statue de Notre-Dame de Sous-Terre n’est pas antérieure au XIe siècle. Mais on ne sait pas quand elle a été installée dans la crypte, peut-être dès le XIIe siècle. Elle était posée sur un socle de bois et sur le fronton était gravée l’inscription : Virgini Pariturae, qui est tirée de la prophétie d’Isaïe (Is VII, 14). La statue était grossièrement taillée dans du bois de poirier, car elle était habillée, elle ne possédait pas moins de 18 robes dont une seule est encore conservée.

Pendant la Révolution, en 1790, la crypte est fermée et la statue est montée dans l’église haute où elle remplace Notre-Dame du Pilier. En 1793, la cathédrale est fermée et la statue est brûlée le 20 décembre 1793 devant le portail royal.

La crypte est rouverte en 1854 et en 1857, une statue en bois de cèdre, copie de l’ancienne mais de dimension différente, est mise sur l’autel. Sur son socle est écrit « Virgini Pariturae ». Elle avait été offerte par la communauté des sœurs de Saint-Paul.

Elle fut remplacée en 1976 par la statue actuelle en bois de noyer, copie conforme de celle du XIe siècle car on en a repris les dimensions et on a tenté d’en reproduire les traits en s'inspirant d’anciens dessins et d’une copie du XVIIe siècle aujourd’hui au Carmel de Chartres.
C’est une vierge assise, du type « Trône de la Sagesse » tenant l’enfant sur ses genoux. Elle a les yeux fermés et porte une couronne avec des fleurons en forme de feuilles de chêne. Comme toutes les « Sedes Sapientiae » romanes, elle tient l’enfant de ses deux mains, sa frontalité et celle de l’enfant, son hiératisme la rapproche de toutes les vierges du XIIe siècle. Elle est actuellement située au-dessus de l’autel de la chapelle de la crypte, devant une tapisserie des Gobelins qui forme comme une mandorle.