Historique

L’Annonciation est fêtée, depuis le VIème siècle, le 25 mars, c'est-à-dire 9 mois avant Noël. Ce thème a été abondamment illustré dans l’art religieux qui se base sur le texte de l’évangile selon Luc (1:26-38). Mais de nombreux détails seront fournis, comme souvent, par les évangiles apocryphes et notamment le Protévangile de Jacques (11:1-3) et l’Evangile de l’Enfance (texte arménien ayant puissamment influencé l’art byzantin). Plus tard, la Légende Dorée de Jacques de Voragine va diffuser le thème dans tout le monde chrétien.

L’archange Gabriel annonce à Marie qu’elle va être la mère de Jésus qui "sera appelé fils du Très-Haut".

La grammaire des gestes, qui nous permet de comprendre et de "lire" les vitraux et statues et qui était respectée durant tout le Moyen-Age, nous montre Marie levant une main, doigts tendus, paume tournée vers l’archange. Ce geste est celui de l’acceptation. Ce n’est que plus tard, que les artistes représenteront Marie avec les mains jointes.

Très rapidement, on représentera Gabriel avec un bâton de héraut, symbole de celui qui vient annoncer une nouvelle. Le bâton ressemble parfois à un sceptre surmonté d'un fleuron, signe du pouvoir qui lui vient de Dieu. Marie est quelquefois figurée en reine. Elle tisse la pourpre destinée au voile du Temple (conformément au Protévangile de Jacques).
A partir du Vème siècle, on voit Marie sous la forme d’une femme qui va puiser de l’eau avec une cruche. La colombe du Saint-Esprit est également présente au-dessus de la tête de Marie (en Occident à partir du XIIIème siècle). Généralement, l’archange se tient à gauche de la scène.

Lorsque Marie est assise, elle tient généralement un livre qui, lorsqu’il est ouvert, montre le texte de la prédiction d’Isaïe : "Voici que la Vierge aura un enfant" .

A la fin du Moyen-Age, Gabriel offre un lis à Marie.