26 - Le couronnement d’épines
 
Mt 27, 27-30 ; Mc 15, 16-19 ; Jn 19, 2

« S’agenouillant devant lui, ils se moquèrent de lui en disant : salut, roi des juifs ».
Cette scène révèle encore l’influence des écrits du pseudo Bonaventure. Jusqu’à cette époque, on n’aimait pas représenter la déchéance du Christ ; mais, en cette période doloriste, on se plait à insister sur les insignes de dérision de sa royauté : la couronne d’épines, le sceptre de roseau, le manteau pourpre.
Le Christ est assis, Christ de pitié, digne et résigné, les mains liées. Pour tourner en dérision le titre de Roi des Juifs qu’on lui donnait, des soldats l’ont revêtu d’un manteau pourpre. Un bourreau apporte un roseau qu’il va lui mettre dans la main, comme un sceptre dérisoire ; le second, la main gantée de fer pour ne pas se blesser, pose avec férocité une couronne d’épines sur sa tête.
Comme dans la scène précédente, les deux bourreaux sont vêtus différemment : l’un est quasiment nu et l’autre vêtu en soldat.