25 - La flagellation  Mc 15, 15 ; Jn 19, 1

A partir des XIIIe et XIVe siècles, les artistes, influencés par le contexte de l’époque et par les écrits du pseudo Bonaventure, vont s’attarder sur les souffrances endurées par le Christ au cours de sa Passion. C’est le dolorisme. (voir dans les sculpteurs : Simon Mazière)
Chez les Romains, la flagellation était un supplice préliminaire à la crucifixion ; elle se pratiquait à l’aide d’un fouet à plusieurs lanières munies de pointes et on attachait les condamnés à une colonne. Ce fait, tout juste évoqué dans les écrits canoniques, fut très souvent représenté dans l’iconographie. A partir du XVe siècle, les artistes introduisirent la colonne tronquée et basse qui induit encore plus de souffrances car tout le corps peut être fouetté.
Le supplice commence. Le Christ, dépouillé de ses vêtements et vêtu seulement d’un perizonium, est attaché à une colonne et frappé avec force, alternativement par deux bourreaux ; l’un est pratiquement nu et l’autre habillé en soldat.  Le corps du Christ s'affaisse sous la violence des coups.