22 - Gethsémani  Mt 26, 36-46 ; Mc 14, 32-42 ; Lc 22, 40-46

Après le repas de la Pâque, Jésus sortit pour se rendre sur la colline de Gethsémani (« pressoir à huile ») qui domine Jérusalem. Il a emmené trois disciples et leur demande de veiller avec lui. Mais, s’étant éloigné pour prier, il les retrouve endormis. On aperçoit en effet à l’arrière plan Pierre, Jacques et Jean qui dorment paisiblement.
Jésus est à genoux, les mains jointes pour prier ; un ange plein de compassion le soutient alors qu’un second devait lui présenter une coupe, symbole du désespoir poussé à l’extrême ; le sacrifice de sa vie qui approche est comme une coupe amère qu’il devrait boire : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi. » Mt 26, 39. C’est une nouvelle tentation très humaine qui se présente à Jésus, celle d’échapper à cette mort qui l’effraie. Il est seul, rempli d’une souffrance spirituelle et d’une grande détresse, ce que le sculpteur a très bien su traduire.