12 - L’adoration des mages  Mt 2, 1-12

C’est le dernier tableau de la série auquel a travaillé Jean Soulas. C’est le plus beau et le plus vivant. Marie, toujours le livre d’heures sur les genoux, est drapée d’un riche manteau. Couronnée, elle sourit gracieusement en présentant son fils, un gros bébé espiègle. Elle tient dans une main le vase (dont il ne reste que le pied) que vient de lui offrir le mage respectueusement agenouillé.
Les mages sont représentés comme de riches seigneurs du XVIe siècle, dont on peut admirer les costumes somptueux : le premier porte un habit bordé de dentelle avec un grand col relevé à l’arrière, de magnifiques bottes. Le second est coiffé d’un large chapeau qui lui cache les yeux, il porte une bourse à sa ceinture et ses gants pendent sous le pommeau de son épée. Le troisième a un large collier autour du cou.
C’est à la Renaissance qu’on a voulu voir en eux les représentants des trois continents, l’Europe, l’Afrique et l’Asie. L’Epiphanie est en effet la manifestation de Dieu à toutes les nations. Dans cet ensemble, l’un des personnages a les traits d’un africain, celui qui est agenouillé ceux d’un asiatique, et le troisième ceux d’un européen.