Présentation

 

En ce XIIè siècle où les malheurs se sont accumulés dans le royaume de France, et depuis la grande peur de l’An 1000, les Apocalypses fleurissent aux tympans des églises. Si ces représentations permettent de mieux supporter les aléas de l’existence, elles entretiennent une angoisse de « l’après » chez l’homme médiéval.

Comme la plupart des Apocalypses de la période romane, elle est ici sculptée au tympan ouest, où se couche le soleil. C’est le lieu de toute mort qui répond au Levant, direction où apparaîtra, comme un nouveau soleil, le Christ victorieux de la mort.

L’Apocalypse n’est pas une prophétie mais une Révélation, dont le nom est issu du mot grec Apokalypsis, « dévoiler, révéler ». L’ensemble de ce tympan illustre le chapitre 4 de l’Apocalypse de saint Jean, qui nous fait contempler le Dieu créateur, le maître du cosmos dans une grande mise en scène liturgique.

Textes de référence