Inscrit dans le dallage, à quelques mètres de l’entrée principale, il a été réalisé vers 1200. Avec plus de 12 mètres de diamètre, il se déploie sur toute la largeur de la nef. Son parcours se développe sur 261, 55 m.
Héritage médiéval, le labyrinthe de la cathédrale de Chartres est l’un des rares témoignages conservés dans les édifices gothiques. D’autres ont cependant existés comme dans les cathédrales de Reims, Sens, Arras ou Auxerre...
Aujourd’hui, subsistent celui de la collégiale de Saint-Quentin ou encore celui de la salle capitulaire de la cathédrale de Bayeux, par exemple...
en revanche, celui de la cathédrale d'Amiens a été reconstitué au XIXè siècle.Appelé « Chemin de Jérusalem », « dédale » ou « lieue », aucun texte ancien ne nous renseigne sur la pratique du labyrinthe à l’époque médiévale.
Toutefois, la finalité de ce labyrinthe ne consiste pas à égarer ceux qui s’y engagent : les méandres de cet itinéraire complexe inviteraient à le comprendre comme un voyage intérieur. Aussi est-il souvent présenté aujourd’hui, comme un chemin symbolique vers la Jérusalem céleste.
Le chanoine Souchet, décédé en 1654, s'étonnait que l'on conservât ce labyrinthe, dans lequel il ne voyait qu'un "amuse fol, auquel ceux qui n'ont guère à faire perdent le temps à touner et courir".
Si l'on s'amusait beaucoup sur le labyrinthe au point d'agacer les chanoines, plus officiellement, à Pâques, on jouait et dansait sur les labyrinthes